L’édito du Curé

Communion, vénération, sanctification

J’aurais aimé pou­voir évo­quer avec vous la venue du pape Léon en France et le mes­sage de grâce qu’il ne man­que­ra pas de déli­vrer, mais les aléas de la publi­ca­tion m’oblige à vous écrire cet édi­to avant sa venue.

Mais pour moi, aus­si atten­due et res­pec­tée que soit sa parole, sa fonc­tion et sa per­sonne, ce n’est pas tant pour le pape que je vais à Paris ! C’est à cause du pape bien sûr mais pas pour lui… J’y vais pour vivre un temps de com­mu­nion fra­ter­nelle et une expé­rience de plus de l’Église. Une expé­rience aux dimen­sions XXL qui per­met­tra sûre­ment d’en goû­ter la richesse, la pro­fon­deur, la puis­sance spi­ri­tuelle.

Mer­ci au pape qui pro­voque cet évé­ne­ment si beau et si riche.

Et c’est pour vous faire vivre quelque chose de cet ordre là, bien dif­fé­rent sans doute mais com­pa­rable que nous orga­ni­sons avec l’EAP et avec une petite équipe dédiée, la semaine d’accueil des reliques de sainte Thé­rèse. Là encore ce qui importe n’est pas la relique, je veux dire l’objet ou le reste humain enchâs­sé dans le reli­quaire.

  • Ce qui compte, c’est d’être unis par le sou­ve­nir que repré­sente cette relique, avec la sainte qui elle contemple la face de Dieu mais qui l’a pro­mis : « je pas­se­rai mon ciel à faire du bien sur la terre ».
  • Ce qui compte c’est d’être unis par la même foi qui a fait vivre la sainte et qui anime tous ceux qui prient avec elle et grâce à elle…
  • Ce qui compte c’est d’être unis avec tous ceux qui dans le monde entier se réjouissent de pou­voir, par le biais des reliques, s’approcher de la sainte, non pas maté­riel­le­ment mais spi­ri­tuel­le­ment, et ain­si d’être unis à tra­vers le temps et l’espace les uns avec les autres…

Si nous avons des sta­tues, des images, des vitraux et des icônes, des ban­nières… c’est bien pour cela, pour être unis spi­ri­tuel­le­ment par-delà les temps et les lieux avec les saints qui nous ont pré­cé­dés. Si nous allons prier dans les cime­tières, hono­rer nos morts et fleu­rir leur tombe c’est aus­si pour cela. Ils sont dans l’éternité mais nous pas encore, alors pour nous sou­ve­nir, pour nous unir, nous uti­li­sons ce que ce monde nous four­nit mais qui nous relie déjà à l’autre monde.

Le Christ est res­sus­ci­té et nous assure ain­si que nous sommes déjà vain­queurs de la mort. Aus­si, aller au cime­tière (mot dont l’étymologie signi­fie dor­toir, dans l’attente du réveil ultime) ou accueillir des reliques n’a rien de mor­bide, au contraire ! Il s’agit pour nous de célé­brer par les traces lais­sées dans ce monde la vic­toire de ceux qui déjà, ont la vic­toire au ciel !

Venez donc nom­breux accueillir et véné­rer ces reliques, mais sur­tout décou­vrir ou redé­cou­vrir la proxi­mi­té et l’amour de notre sainte patronne qui est tou­jours vrai, et qui est une invi­ta­tion à la foi et à la fra­ter­ni­té !

Père Chris­tophe

 

Ins­cri­vez-vous à la News­let­ter pour rece­voir notre lettre d’informations heb­do­ma­daire :