L’édito du Curé

Exul­tet, exul­tons de joie, Christ est res­sus­ci­té !

Voi­ci la nuit où le feu d’une colonne lumi­neuse
a dis­si­pé les ténèbres du péché.
Voi­ci la nuit
qui arrache au monde cor­rom­pu, aveu­glé par le mal,
ceux qui, aujourd’hui et dans tout l’univers, ont mis leur foi dans le Christ :
nuit qui les rend à la grâce et leur ouvre la com­mu­nion des saints.

Ces quelques ver­sets sont extraits du chant de l »« Exul­tet », l’annonce solen­nelle de la Résur­rec­tion chan­tée par le prêtre ou le diacre au début de la vigile pas­cale.

La colonne lumi­neuse éclai­rait la fuite du peuple d’Israël en Égypte, la colonne lumi­neuse c’est le cierge pas­cal qui a éclai­ré notre pro­ces­sion pour entrer dans l’église encore enté­né­brée, la colonne lumi­neuse c’est le Christ !
Il est Res­sus­ci­té !

Il a détruit la mort et le péché une fois pour toutes. Pour­tant nous y sommes tou­jours confron­tés car cette vic­toire est en espé­rance. Il s’agit de vivre aujourd’hui comme des gens qui ont vain­cu la mort, il s’agit de croire que ce qu’il a vécu, nous le vivrons aus­si : s’il est mort, il est Res­sus­ci­té et nous qui mour­rons, nous res­sus­ci­te­rons avec lui.

Ain­si nous com­pre­nons ce que signi­fie « ceux qui aujourd’hui dans tout l’univers, ont mis leur foi dans le Christ. »
Vous le voyez, notre espé­rance est mer­veilleuse, mais elle implique que nous met­tons notre foi en Lui. Je le sais, c’est pour cela que nous venons de célé­brer tous ensemble la fête de Pâques. Soyons donc dans la joie, cette Pâques est la nôtre.

Le chant conti­nu en affir­mant que nous serons ren­dus à la grâce. Il s’agit de renouer avec la vie divine que l’humanité menait avant le péché, une vie où l’homme était en com­mu­nion avec Dieu et avec la créa­tion, où l’amour unis­sait les hommes sans convoi­tise ou jalou­sie, ce que la Bible appelle le para­dis ou l’Éden.

Mais ensuite le chant va plus loin : il pro­clame pour nous la pers­pec­tive de la com­mu­nion des saints. Il ne s’agit plus seule­ment de vivre en har­mo­nie mais en com­mu­nion. L’amour qui désor­mais nous uni­ra, nous unit en cette fête de Pâques, c’est Dieu même car, comme le dit saint Jean, « Dieu est amour ».

Ce beau chant nous indique donc que par la foi au Christ la fête de Pâques nous arrache à la mort et au péché pour nous faire entrer dans la vie même de Dieu qui nous unit à tous les hommes par son amour. Rete­nez cette bonne nou­velle et choi­sis­sez d’en vivre durant les cin­quante jours du temps de Pâques.

À tous, joyeuses Pâques !

 

Père Chris­tophe

 

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