L’édito du Curé

Un été à l’école du pape Léon

Encore une fois, je vou­drais reve­nir sur l’encyclique de notre pape, texte mer­veilleux de celui qui va venir nous visi­ter fin sep­tembre. Il nous dit au numé­ro 47 :

47. En pro­po­sant ces réflexions, je désire avant tout aider les fidèles laïcs, tous les hommes et toutes les femmes de bonne volon­té à redé­cou­vrir leur mis­sion : mettre en pra­tique, dans la vie quo­ti­dienne, dans les rela­tions fami­liales, au tra­vail et dans la vie sociale, les prin­cipes que je m’apprête à rap­pe­ler, en se lais­sant ani­mer par l’intention d’incarner l’amour de Dieu dans le cours concret de l’histoire.

Vous avez bien lu ? Mettre en pra­tique dans la vie quo­ti­dienne…

De quel prin­cipe parle-t-il ? En voi­ci la liste pro­gramme :

nous devons reve­nir à une réflexion sur le bien com­mun, la des­ti­na­tion uni­ver­selle des biens, la sub­si­dia­ri­té, la soli­da­ri­té et la jus­tice sociale. Je suis convain­cu que la rela­tion har­mo­nieuse entre ces prin­cipes exige qu’ils soient consi­dé­rés conjoin­te­ment, afin qu’apparaisse clai­re­ment com­ment ils se rap­portent entre eux et s’éclairent mutuel­le­ment.

En pre­mier le bien com­mun, (je ne pour­rai mal­heu­reu­se­ment pas tous les trai­ter ici) voi­ci ce que le pape en dit :

Le bien com­mun est un plus, résul­tat de l’interaction et de l’influence réci­proque qui relie dif­fé­rentes actions, ini­tia­tives, efforts ou déci­sions. Si l’on se conten­tait d’additionner les biens indi­vi­duels, on ne pour­rait expli­quer l’existence de ce plus qui les dépasse et, en même temps, les enri­chit.

Le bien com­mun n’est donc pas la somme des inté­rêts per­son­nels, il n’est pas non plus autre chose, il en est à la fois le fruit et le moteur de déve­lop­pe­ment.
Autre­ment dit : si je veux vrai­ment tra­vailler pour ma crois­sance per­son­nelle, je vais devoir accep­ter de rece­voir et de don­ner aux autres pour qu’ensemble, nous fas­sions émer­ger un monde plus juste et plus fra­ter­nel.
Je prends un exemple un peu tri­vial : nous sommes nom­breux à venir aux bar­be­cues parois­siaux, cha­cun amène assez de nour­ri­ture pour lui-même et ceux avec qui il vient, pour­tant nous met­tons toute cela en com­mun et il en résulte non seule­ment un repas plus varié et meilleur, mais aus­si une ambiance de fra­ter­ni­té et de par­tage qui donne un goût nou­veau à ces ali­ments qui pour­tant n’ont rien d’extraordinaire.

Cha­cun recherche ain­si à contri­buer au meilleur repas et à la meilleure soi­rée pour tous sans renon­cer à quoi que ce soit ni inven­ter rien d’extravagant. C’est ce que nous explique le pape et que nous met­tons en pra­tique !

Vous voyez, la doc­trine sociale de l’Église est concrète et simple même si elle aborde des sujets com­plexes.
Lais­sez-vous ensei­gner par le pape et par l’Église, tra­dui­sez en lan­gage cou­rant et en actions concrètes ces paroles lumi­neuses et vivez ain­si votre été, à l’école du pape Léon.

Père Chris­tophe

 

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