Voici que nous célébrons dans la joie La Vierge Marie montée aux cieux… Jour de gloire pour la mère de Dieu, jour d’espérance
pour chacun de nous qui la suivrons un jour !
Voici venir, c’est dans une semaine le temps de célébrer le Pardon de La Baule, jour où nous honorons nos saints et reconnaissons le chemin qui nous reste à faire pour les rejoindre ! C’est la même logique : ils nous ont précédés et nous les rejoindrons. Le jour de l’Assomption, nous contemplons la promesse, le jour du Pardon, nous prenons conscience de notre
indignité, mais dans l’un est l’autre cas nous nous en remettons à la miséricorde de Dieu qui pardonne et qui sauve.
Et dès la semaine suivante, ce sera la rentrée scolaire, en commençant par les professeurs puis les élèves. Joie de se retrouver après la longue pause estivale, inquiétude des plus jeunes qui découvrent une nouvelle classe, un nouvel établissement… stress des équipes enseignantes qui doivent se replonger dans un nouveau contexte, nouveaux élèves, nouveaux collègues… responsabilité des parents qui doivent organiser cette nouvelle année, trouver les activités et les rythmes adaptés…
Et si nous poursuivions la logique ? Et si le temps de la rentrée, comme le temps de l’Assomption, comme le temps du Pardon était l’occasion de fixer les yeux vers ce qui vient ? Bien sûr je sais la quantité de choses à faire et la frénésie de ces premiers jours de l’année scolaire, mais peut-être que le soir, quand la journée bien remplie commence à se calmer, nous pourrions lever les yeux au ciel… Peut-être que parents et professeurs pourraient prendre conscience que s’ils font tout cela ce n’est pas seulement parce que c’est leur travail ou leur devoir… Peut-être que nous pourrions regarder cette rentrée comme un temps privilégié pour prendre les décisions et orientations qui nous prépareront, nous et les enfants dont nous avons la charge à la rencontre avec le Seigneur ?
Chiara Luce, la bienheureuse disait :
« si je veux être un jour une sainte, je dois être sainte tout de suite »
Peut-être, en nous inspirant de cette démarche, devrions-nous envisager notre rentrée et l’année qui en découlera comme la première journée, la première année de notre vie sainte. Et si le critère de discernement sur les activités, les rythmes et donc les choix à faire maintenant était : qu’est-ce qui fera de moi un saint dès maintenant ?, qu’est-ce qui fera de cette année une étape vers mon salut ? Comment vais-je, cette année, mettre mes pas dans les pas des saints qui prient pour obtenir notre Pardon, dans les pas de la Vierge qui nous précède au ciel ?
Père Christophe
